Premier trimestre de grossesse

premier trimestre de grossesse
Echographie du premier trimestre

SURPRIIISE !

Oui c’est fou et on y est jamais vraiment préparé en fait ! Je viens donc aujourd’hui vous parler du déroulement de mon premier trimestre de grossesse.

Mon ressenti et mon récit aura plus de recul. Ceci ne changera en rien le fait que je compte détailler toute mon expérience, comme je l’ai vécu MOI à l’instant T.

Si vous ne souhaitez pas connaitre le déroulement d’une grossesse : symptômes, ressenti, suivi..etc TOUT ce qui concerne la grossesse en somme (coté maman ET bébé), passez votre chemin. Je serai honnête et donnerai tous les détails et mon ressenti sur certains symptômes qui ne sont franchement pas terribles !

Je suis une personne curieuse de nature, sur la vie en général, et spécialement sur les choses qui me touchent. J’aime m’informer et être informée. En tombant enceinte, je me suis rendu compte que je ne connaissais pas grand-chose sur les possibles symptômes de grossesse à part peut être les nausées.

Je me suis donc naturellement dirigée vers ma mère. Elle a été mise au courant dès le début. Je luis ai demandé quels étaient ses symptômes quand elle était enceinte.

Sa réponse : elle avait passé un premier trimestre de grossesse terrible entre nausées et vomissements.

Je me suis sentie bien seule.

Je me suis rendu compte aussi que je ne connaissais rien des grossesses de ma mère et les femmes de mon entourage. Jamais demandé, elles n’en ont jamais parlé.

MES SYMPTOMES

Quand j’ai découvert que j’étais enceinte, je commençais à peine à avoir de légères nausées. Le genre que tu sens vite fait et ça part aussi vite. A part ça je mangeais encore normalement. J’avais de l’appétit et vivais ma vie de confinée normalement (c’était au tout début du confinement en France)

Mais ça c’était avant que la 6ème SA arrive. Cette semaine là tout a basculé : les nausées ont commencé à être sévères et duraient TOUTE la journée. C’est simple, TOUT, absolument TOUT me donnait la gerbe. TOUTES LES ODEURS (du savon liquide pour les mains, shampoing et gel douche, l’odeur de la bouffe, les parfums et produits de beauté…TOUT TOUT). C’était un calvaire !

Les vomissements ont vite rejoint la partie aussi. Tous les jours, parfois plusieurs fois par jour. Ils se déclenchent soit par une odeur, une nausée ou juste un rot…

Faut savoir que j’avais des espèces de petits rots, de haut le cœur/nausée toute la journée même en étant loin des odeurs. Des fois un petit rot enchaine sur un vomito de façon directe et assez surprenante.

A ce moment là j’étais donc confinée chez moi en télétravail. Heureusement car sortir était inconcevable.

Du coup j’étais soit allongée ou mi-assise sur le canapé du salon, ou dans le lit dans ma chambre. L’ordinateur à proximité et un seau pour vomir à mon pied. J’étais souvent dans ma chambre car loin de la cuisine et donc des odeurs de bouffe.

Ces deux symptômes ont fait que je ne mangeais presque plus rien. L’eau au-delà de deux gorgées me donnait la gerbe aussi. Pour éviter la déshydratation je buvais du coca cola, le seul truc qui passait !

J’essayais de manger du melon et pastèque le plus possible car ça passait aussi et c’était gorgé d’eau. Ces deux aliments constituaient mes repas de la journée des fois.

J’ai perdu donc beaucoup de poids durant ce premier trimestre. La perte de poids était toute fois sans danger pour le bébé.

Le reste des symptômes de ce trimestre de malheur étaient :

  • Peau très sèche et qui pèle de la tête aux pieds
  • Grosse fatigue uniquement les toutes premières semaines (avant la 5ème SA)
  • Mega sensibilité aux odeurs
  • Nez congestionné principalement la nuit et les vaisseaux sangins qui éclatent (#glamour) (Je peux vous dire que j’ai flippé le jour où je me suis mouchée et y’avait du sang qui coulait de mon nez haha)
  • Perte d’appétit
  • Constipation +++
  • Développement d’une sciatique de grossesse
  • Etat psychologique général : déprime
  • Les seins qui ont doublé de volume

Heureusement j’avais téléchargé dès le début l’application Grossesse+. Ca m’a beaucoup aidé à comprendre ce que je vivais et surtout à m’informer de tous les symptômes. Ceci me permettait de ne pas « flipper » et de me dire que c’était « normal ». Ca faisait partie de du jeu.

MON RESSENTI ET ETAT PSYCHOLOGIQUE

 « J’ai cru crever ». C’est vraiment la phrase que je n’arrêtais pas de répéter.

Ca peut paraitre exagéré pour certaines peut être, ou choquer d’autres. Honnêtement c’est ce que je pensais au fond de moi. Que je n’allais pas m’en sortir, que je n’en pouvais plus. Je voulais que ça s’arrête!

N’étant plus moi-même, je ne me reconnaissais plus.

Je me sentais faible et dépassée, épuisée. Pas du tout en phase avec ce qui est censé être la plus belle expérience à vivre pour une femme. Tout du moins ce que je pensais que c’était.

J’étais trèèès loin de penser à ce bébé qui se développait dans mon ventre. Au fait que j’étais enceinte, que j’attendais un enfant..pour moi j’étais juste malade, Point.

Je ne voulais en aucun cas entendre que c’était « NORMAL » ce que je vivais. Que ça passerait. Je voulais juste qu’on me laisse tranquille dans mon mal être, ou qu’on en parle franchement et en détails.

Me dire juste que c’est normal et qu’il faudrait passer à autre chose était la pire chose à entendre à ce moment là.

Des fois je culpabilisais de ne pas penser au bébé autant que j’aurais souhaité. De ne pas être en phase avec lui, de ne rien ressentir. De ne ressentir aucune joie, aucune hâte ni plaisir. Je me sentais isolée, distante et déprimée.

Au point où j’ai complètement craqué au cabinet de ma gynécologue. C’était lors de mon premier RDV avec elle autour de la 8ème SA. Je venais de vomir à deux reprises avant de la voir. Toujours des nausées, une peau de merde, je trainais des pieds… en gros au bout de ma vie. Je rentre dans son bureau, elle commence à me poser des questions pour constituer ma fiche de nouvelle patiente. Dès qu’elle termine elle me regarde en me disant « vous êtres au fond du trou oui ? », j’ai juste hoché la tête pour dire oui. Puis elle me dit qu’elle l’avait remarqué dès que j’ai passé la porte de son bureau. Elle m’a dit que je pouvais me lâcher, craquer si j’en ressentais le besoin qu’elle était là pour ça…

Eh bien il ne fallait pas me le demander deux fois : j’ai complètement craqué, pleuré à gros sanglots et c’était la première fois depuis le début de la grossesse. Ça m’a fait un bien fou ! avoir une professionnelle en face qui me comprenne, ne me juge pas. M’explique les choses, c’était tout ce dont j’avais besoin.

LE PARTENAIRE

Je ne le répéterai jamais assez : le soutien du partenaire/conjoint est primordiale, surtout durant le premier trimestre de grossesse. Surtout si la future maman le passe très mal. Je dirai même si la future maman n’est pas malade, avec tous les changements physiques et hormonaux qu’elle traverse, la présence et l’écoute du futur papa c’est super important.

Il faut prendre en compte aussi que monsieur n’est pas forcément au courant de ce que la future maman endure comme symptômes et changements physiques/hormonaux.

De mon coté j’ai beaucoup communiqué sur mes symptômes à mon conjoint. Ce qui lui a permis de comprendre les choses. Il était à l’écoute tout le temps, ce qui m’a permis d’extérioriser et décrire tout ce qui se passait à l’intérieur de moi et ça m’a beaucoup BEAUCOUP aidé!

Ils sont tout aussi paumés que nous au début. C’est aussi difficile pour eux de voir leur compagne souffrir sans savoir quoi faire pour l’aider.

Durant ce premier trimestre j’ai eu la chance que mon conjoint télétravail aussi à la maison. Il s’est occupé de moi comme il pouvait : me ramenait plein de choses à tester pour voir ce qui passait en termes de bouffe, me faisait à manger, me faisait des jus quand la bouffe ne passait pas, m’acheter des trucs, allait à la pharmacie, m’emmenait à mes RDV médicaux…ET s’occupait de l’appart ET bossait en même temps !!

Je dois préciser que je bougeais rarement et que du coup il était pas mal sollicité le pauvre…

Je sais que c’était dur pour lui aussi. Quand il me demandait ce que je voulais manger et que je répondais « je ne sais pas » par ce que rien ne passait ça ne l’aidait pas trop et il devait chercher lui-même des choses à me proposer. Le but étant de nourrir cette pauvre petite personne qui porte sa progéniture :d

BREF ! big up aux conjoints et partenaires !

MAINTENANT

Je pense que j’ai fait le tour de ce premier trimestre de grossesse. Maintenant je suis à mon 6ème mois et la majorité des symptômes décrits plus haut sont derrière moi heureusement.

Je ferais surement un article par trimestre de grossesse. Donc celui du second trimestre ne devrait pas tarder à arriver.

Le second trimestre est beaucoup plus sympa je vous rassure 🙂 A+

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